TBI et antennes en zone rurale

Un exemple d’installation de TBI dans les écoles rurales ainsi que des antennes relais, par PobRun.

Article de La Ruche du 10 septembre 2016 :

L’école du futur existe. Elle n’est pas dans la Silicon Valley, mais à Javaugues. Et depuis 2004.

Un exemple d’initiative pour sauver les écoles de villages. Un exemple de coopération aussi entre Javaugues, Chaniat, Frugières-le-Pin et Lavaudieu.
Déjà, lors de sa création il y a douze ans, cette école intercommunale était l’une des toutes premières à se doter de TBI (tableau blanc interactif). Et depuis, l’établissement n’a cessé de se moderniser.

  • Un deuxième TBI
Pour sa rentrée, la seconde classe s’est, elle aussi, équipée de son TBI. « En fait, dès que l’Éducation nationale ou le Département propose une subvention, on saute dessus », explique Bernard Beaudon, maire de Javaugues. Les quatre villages n’auront à payer que la moitié des 2.500 € du TBI. Chacun à hauteur du nombre d’élèves inscrits à l’école. Bref, une pacotille de quelques centaines d’euros.
Le système D est devenu une seconde nature. Récemment, Bernard Beaudon rencontre un opérateur Internet de Brioude. La société aimerait élargir sa zone de clientèle. Le maire aimerait améliorer la connexion de ses habitants. L’accord est passé. Quatre antennes relais de 20 cm accrochées au clocher de l’église, et voilà Javaugues en très haut débit. On surfe plus vite ici qu’au milieu de la place de Jaude à Clermont.

  • Une opération gratuite
Coût de l’opération pour la commune ? « Zéro. Chacun y trouve son compte. Ça n’a rien coûté. » Et l’école de Javaugues peut pleinement exploiter son matériel. « L’année dernière, si on voulait regarder une vidéo l’après-midi, il fallait la charger le matin, plaisante Audrey Farnault, directrice de l’école. Aujourd’hui, même les élèves me disent qu’ils m’attendent moins. La première chose que j’ai faite, c’est leur montrer la vidéo de notre participation aux classes chantantes l’an dernier. Ils n’avaient jamais pu la voir. »
On entend d’ici les nostalgiques de la craie (qui vivent toujours dans la classe, en complément du TBI), criant au gadget technologique. « C’est plus participatif. Ils apprennent à se tromper. Quand ils bougent les mots sur l’écran pour faire une phrase, se tromper paraît moins grave qu’en collant sur le cahier. Et on gagne beaucoup de temps. Dans des classes multiniveaux, c’est important. »

  • Les meilleures chances pour les élèves
Le TBI n’est pas utilisé tous les jours. Il n’est pas un enseignant de substitution. Mais les quatre villages regroupés dans l’école de Javaugues veulent offrir les meilleures chances à leurs 41 élèves. Même la cantine est assurée par celle de Bonnefont. « Pour être sûr de la qualité », sourit Bernard Beaudon.
Moins de 15 km séparent Javaugues de Chassagnes, mais un siècle entre les deux écoles. Pourtant, elles sont beaucoup plus proches qu’il n’y paraît. Deux écoles où l’élève est au centre de tout. Et ça, quelle que soit la technologie, ça reste le principal.
 
Auteur : Simon Antony
Crédits photos : L’Eveil

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *